La cuisine c’est LA pièce la plus génératrice de déchets ! La clé pour faire maigrir sa poubelle passe irrémédiablement par : le panier d’épicerie. Suite à une question d’un lecteur, c’est avec beaucoup d’humilité,  que je vous présente le mien.

Si ça peut vous encourager, dans un processus zéro déchet, il suffit de petits changements et d’un peu d’organisation. Comme chaque semaine, c’est armée de mon kit d’épicerie, (des sacs réutilisables, de quelques boîtes et des pots en verre) que j’ai débuté ma tournée.

Diminuer ses déchets n’est pas une compétition, c’est un défi personnel à  la portée de tous, pour un bénéfice global !

Go zéro déchet : go zéro emballage

Photo de mes achats en vrac et sans emballage

Photo : MimiK

Parmi les achats sans emballages, dans le haut de la liste se trouvent les fruits et légumes.

Local/bio

  • 2 lbs (900gr) des carottes.  L’hiver, j’appelle cette saison : la traversée du désert. Parmi les rares légumes locaux, les carottes restent les plus colorées sans coûter les yeux de la tête, même si choisies bio.
  • 4 poireaux. La star des légumes d’hiver avec toutes ses amies racines et  miss pomme de terre.
  • 200 gr champignons de paris
  • 2 brocolis, à 1,50 dans le rayon bio on aurait dort de s’en priver
  • un chou chinois, j’en ai pour au moins les deux prochaines semaine
  • des pommes, un incontournable
  • un piment, un peu de rouge c’est toujours plaisant
  • des tomates cerises
  • des fraises, ce sont les dernières de l’année. 2016 aura été une saison exceptionnelle du côté des petits fruits ! Le contenant original est resté chez l’agriculteur.

D’ailleurs

  • des clémentines, jusqu’à Noël, elles restent (avec les oranges) les seules vitamines ensoleillées à se mettre sous la dent. Je sais, elles viennent de loin, c’est polluant, mais durant la traversée du « désert », j’ai besoin de ce petit morceau de soleil
  • des bananes, pour le Chef et mes yummy smoothies, c’est non négociable, donc voici des bananes.

Les protéines

Dans une épicerie vers le zéro déchet, les protéines sont souvent plus difficiles à trouver sans emballage, mis à part les légumineuses  (go vrac).

Pour la viande ou le poisson, ça prend une bonne respiration, un contenant tendu dans une main, un grand sourire sur le visage et une demande à  son boucher/poissonnier favori « Pouvez-vous le mettre dans mon contenant, s’il vous plait! » La première fois, ils sont surpris. À l’usage, ils développent un mode pilote automatique juste pour moi ! Une cliente satisfaite est une cliente qui revient.

J’utilise des boîtes en plastique pour leur poids mini. Parfois, le boucher oublie de faire la tare. Alors, plutôt que de payer pour le poids d’un contenant en verre (oui c’est déjà arrivé), je préfère donner quelques sous (pour la boîte en plastique) à mon boucher plutôt qu’à une chaîne d’hypermarchés.

Oui, je mange de la viande. J’en limite la consommation.

  • dans une des boîtes : une palette de bœuf, le braisé est de rigueur par les températures qui courent
  •  dans l’autre, des blancs de poulet. Chaque fin de semaine, nous cuisinons un plat en grande quantité, pour nos lunchs de la semaine. Et non,  manger la même chose, plusieurs fois de suite, ne nous dérange pas, en autant que c’est bon
  • dans un bocal, du quinoa en vrac
  • enfin, dans le dernier bocal, des lentilles, j’adore les lentilles

La perfection n’existe pas

Voici mes achats non zéro déchet. Même si certains emballages sont recyclables, j’essaie aussi de les limiter.

Achat avec emballage

Photo : MimiK

  • du lait de soya au chocolat, pour les semaines où je sais que je n’aurai pas le temps de faire du lait de noix maison
  • du tofu, la seule épicerie que je connais qui en vend du tofu en vrac est à perpette pour moi (L’épicerie Loco)
  • les Square du Chef, un autre achat non négociable. La boîte en carton se recycle. Je garde les sacs en plastiques (les sacs de céréales ne sont malheureusement pas recyclables) pour les envoyer à la compagnie TerraCycle qui les transforme. Le réemploi est toujours mieux, même si dans ce cas cela revient à repousser à plus tard leur fatale destinée dans un site d’enfouissement. On fait du mieux qu’on peut !
  • de la sauce piquante, dans une bouteille en verre

Les pires

  • Un paquet de chips, Même si c’est Halloween des chips restent des chips. Mais, aussi bad que ça puisse être, j’ai du mal à résister … et le sac n’est pas recyclable booo …
  • un grand paquet de fromage, parce que acheter toutes les semaines du fromage à la coupe : définitivement pas dans mon budget !
  • des Tylenol contre le rhume

Le mot de la fin

Décider de devenir zéro déchet n’est pas une mince affaire. On pense que ce sera simple et que ça demandera uniquement quelques changements. Mais comme tout projet, il y a trois secrets :

  1. Le faire, pour vrai ! et non histoire d’occuper son temps ou « dire j’essaie et je verrai ». Le faire c’est se commettre et c’est travailler pour
  2. Être patient. Paris ne s’est pas construite en une nuit ou d’un coup de baguette magique.
  3. Enfin, persévérer, continuer encore et encore, en étant convaincu que c’est la bonne chose à faire.

Quoiqu’il en soit, persévérer c’est aussi : y allez-y à son rythme, un geste à la fois, sans se mettre la pression. J’ai débuté en 2014, avec des hauts et des bas, avec des déceptions et des frustrations. Mais aussi avec toutes ces petites victoires et réussite. En bout de ligne, c’est le chemin parcouru qui est le plus enrichissant. Ce qui est certain, c’est que je ne reviendrais pas en arrière.

 Envie de vous lancer dans le zéro déchet ? Pour vous aider à diminuer l’impact de votre prochaine épicerie, jetez un œil sur la fiche d’exercice :


 Les instructions pour faire l’exercice se trouvent ici :
Réduisez les emballages

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