Un mode de vie zéro déchet correspond, ultimement , à ne pas générer de détritus. Parmi les idées phares, l’achat en vrac des produits alimentaires, mais aussi d’hygiène et de nettoyage, est souvent plébiscité. Refaisons, rapidement, le processus mental qui a conduit vers ce constat. Dans mon jargon, c’est une forme de reverse engineering. Cela correspond à partir d’un produit, d’un fait et de remonter jusqu’à sa source. 

Réflexion sur les emballages

Un déchet est souvent un produit en lui même, mais aussi son emballage. Dans les grandes lignes, voici ce que serait le cycle de vie d’un emballage :

  1. Sa fabrication
  2. Sa distribution
  3. Son entreposage
  4. Son achat par le consommateur
  5. Sa durée d’utilisation par l’acheteur
  6. Sa fin de vie

Par extension, le cycle de vie d’un produit est similaire, en espérant que sa durée d’utilisation est plus longue. Mais revenons à notre petit emballage.

Dans ce carré, je pourrais décréter ce mois, le mois des emballages !

En tant que consommateur, notre influence sur les trois premiers points est assez limitée. Par contre, les points 4 à 6 sont notre entière responsabilité.

  1.  Il est toujours possible de contacter la compagnie en  lui suggérant un emballage eco-friendly
  2. Choisir un produit fabriqué, manufacturé localement ou pas trop loin, permet d’en réduire le transport
  3. Pour l’entreposage, tout est fonction de la demande. Un produit à grand roulement ne sera pas entreposé trop longtemps
  4. L’achat. Là, c’est à nous, consommateur, de faire entendre notre voix et de devenir décideur. Il est toujours possible de limiter ses achats, en se posant les questions suivantes : En ai-je besoin ? Ai-je déjà un produit qui peut remplir la fonction de celui que je m’apprête à acheter ? Que deviendra cet objet une fois sa vie utile terminée ? Comment puis-je m’en départir de manière responsable ?
  5. La durée d’utilisation dépend du produit. Dans le cas de l’emballage, il y a fort à parier qu’il sera rapidement mis à la poubelle, au recyclage ou au compostage. Ainsi en se posant la question en amont « Comment vais-je m’en départir ? » permet de mieux définir sa fin de vie
  6. La fin de vie de l’emballage tout comme celle du produit dépend de sa nature.

Si on refait le processus mental, rapidement, réduire un déchet (un emballage) revient à connaitre sa nature. Qu’il soit recyclable ou compostable, un emballage reste un emballage dont il faut se départir.

Le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas.

Ainsi, un emballage qui n’existe pas correspondrait à un produit qui n’est pas emballé ! Mais soyons lucides, il y a bien des produits qui ne peuvent pas (ou difficilement) être transportés ou conservés sans contenant.

La science n’a pas encore mis à disposition un champs de force capable de le faire ou un outil à gravité zéro. Je trouverais cela vraiment pratique… Pardon, je m’égare …

C’est ici qu’intervient l’achat en vrac ! Il est certain que les produits proposés dans un commerce en vrac ont été transportés et entreposés dans une boîte. Mais mieux vaut une grosse boîte que plusieurs petites.

Si vous avez suivi mon raisonnement, un peu scabreux et absolument pas basé sur une méthode scientifique, le vrac serait une option intéressante pour l’écolo zen en vous !

Beaucoup confondent achat en vrac et achat en gros.

Woaou, toute une introduction pour arriver (enfin) au sujet de l’article ! J’imagine que j’ai perdu une partie de l’auditoire en cours de route. Qu’à cela ne tienne.
Je me suis tellement torturée les neurones dans les paragraphes précédents que j’arrêterais tout de suite ! Nan 🙂 c’est une blague. Continuons le mélange mental.

Le complexe de l’achat en gros

Acheter en gros peut être écologique. À y penser de plus près, se procurer un produit dans un grand contenant, permettrait d’acheter moins souvent ce même produit dans une multitude de petits contenants, un seul déchet vs plusieurs. Donc en bout de ligne, acheter la version en gros format serait positif pour l’environnement.

Ce n’est pas faux. D’ailleurs, j’encourage tout ceux qui souhaitent démarrer leur virage vert à acheter leurs items alimentaires préférés dans de gros contenants (pour commencer). Ainsi, pour un début, il n’y a pas de changement drastique sur le type de produit consommé.

Acheter en gros présente le grand avantage d’un prix réduit.

Au delà de l’avantage économique, un des inconvénients, de l’achat en grande quantité, est le stockage. Nous n’avons pas tous un sous-sol, un troisième congélateur, un cabanon ou une remise pour tout entreposer.

Un autre inconvénient (insidieux celui-ci) de l’achat en gros : le consommateur est encouragé à acheter plus que nécessaire. Cela conduit parfois/souvent à du gaspillage. Certains, diront qu’une famille nombreuse tire avantage de l’achat en gros. Là encore, ils n’ont pas tords.

Alors si personne n’a tord, pourquoi acheter en vrac ?

8 raisons d’acheter en vrac ?

Sans ordre particulier, acheter en vrac c’est :

  1. Permet de réduire les emballages et cesser de remplir sa poubelle. Bonjour zéro déchet 🙂
  2. Limiter la surconsommation et le gaspillage. Le consommateur achète uniquement la quantité nécessaire
  3. Économique en terme de coûts de transport et d’entreposage. Une grosse boîte vaut mieux que plusieurs petites
  4. Économique sur les coûts d’emballage
  5. Transparence. Les épiceries en vrac ont un dispositif de traçabilité du produit souvent supérieur aux épiceries classiques
  6. Éthiquement positif. Les commerces en vrac à 90% sont des magasins d’alimentation naturelle, très engagés socialement, avec une grande part pour les produits biologiques, éthiques, locaux et responsables
  7. Encouragement social. Acheter dans une épicerie en vrac revient à soutenir ce petit commerce de proximité plutôt qu’une grande multi-nationale
  8. Ce n’est pas né d’hier. Nos grand-mères le faisaient. C’est la société moderne qui a inventé la portion individuelle. Pire le produit « inutile ». La preuve on trouve des quartiers de pommes pré-coupés vendus dans un sac en plastique.

8 contreparties de l’achat en vrac

Les désavantages de l’achat en vrac sont souvent au niveau de la logistique, de l’organisation et croyez le ou non liées à nos croyances. Toujours sans ordre particulier :

  1. Le vrac  impose de sortir de sa zone de confort. Il faut du courage pour faire le premier pas dans ces épiceries. Ce n’est pas comme entrer dans une pharmacie, ça a ce côté intimidant. Mais promis, à la longue, les inhibitions partent et y aller vous paraîtra normal
  2. Il faut se créer de nouvelles habitudes. Il est possible que votre produit préféré ne soit pas trouvable
  3. Les épiceries ne sont pas encore suffisamment nombreuses et pas toujours à proximité
  4. Il arrive que le prix ne puisse égaler l’achat en gros ou celui des grandes surfaces (les grandes enseignes disposant d’une grande distribution, entrainant des prix toujours plus bas)
  5. Parfois, les produits proposés seront biologiques, éthiques, donc légèrement plus chers que la version « standard »
  6. Acheter en vrac nécessite un minimum d’organisation : penser à avoir des sacs réutilisables, des contenants …
  7. Tout le contenu de notre panier ne se trouve pas dans une épicerie unique. C’est dommage, mais pour l’instant le mouvement n’est pas encore assez rependu pour tout trouver sous le même toit. Mais les choses changent, à en croire ces quatre jeunes entrepreneures propriétaires de l’épicerie Loco
  8. On pense à tord qu’acheter en vrac c’est grano, hippie, étrange, (nommez-les). Les idées reçues ont la vie dure. Pourtant, non il n’est pas nécessaire d’éparpiller de l’encens partout, d’arrêter de se laver et à se mettre à réciter des mantras hindous (je ne suis pas contre, sauf pour le lavage). Bref, vous comprenez ce que je veux dire !

Si je ne vous ai pas convaincue, je ne peux plus rien pour vous.

Vous m’avez lu jusqu’ici ? C’est que vous avez un certain intérêt pour le sujet. Ce n’est pas le cas ? Expliquez-moi, je suis curieuse.

Le mot de la fin

Acheter en vrac est un pas vers le zéro déchet. Pour certains c’est un grand pas à franchir. Peut-être que vous vous tournerez vers d’autres formes d’achats responsables (local, fait main, biologique…) À chacun de décider. Bien sur quelque soit votre choix, si vous opérez un changement, allez-y toujours à votre rythme, sans pression, sans comparaison, ni jugement.

Faites l’essai et voyez si cela vous convient.

Voilà l’article le plus mélangé et sans dessous-dessus que j’ai pu écrire jusqu’à présent. un beau pêle-mêle. Surement que la thématique du vrac y est pour quelque chose, elle aurait un peu trop déteint. Promis, je vous reviens avec des idées plus claires.

Dans un prochain article, je présente mes épiceries en vrac préférées, autours de St Henri, ça et là à Montréal.

En attendant, profitez d’aller dehors : dansez, jouez, souriez et soyez heureux.

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